mardi 21 juillet 2015

Le chrysobéryl vanadifère naturel et synthétique par K. Schmetzer & Al. 2013 (Résumé)

Après quelques mois d'absence, il est temps de retourner aux affaires... J'ai décidé pour cette reprise de me lancer dans la traduction d'un résumé  d'article publié dans "The journal of Gemmology" intitulé :

 Natural and synthetic vanadium-bearing chrysoberyl


écrit par Karl Schmetzer en collaboration avec Michael Krzemnicki, Thomas Hainschwang and Heinz-Jürgen Bernhardt pour Journal of gemmology.. 

Cet article est touffu et très référencé, il commence par un résumé dont voici la traduction :

Les propriétés minéralogiques et gemmologiques des chrysobéryls vanadifères naturels et synthétiques sont décrites. Les échantillons naturels proviennent de quatre sources (Tunduru en Tanzanie, Ilakaka à Madagascar, Sri Lanka et Mogok au Myanmar) et le matériel synthétique a été produit par Kyocera Corporation au Japon. Les cristaux naturels montrent un habitus tabulaire avec un des pinacoïdes a [100] ou b [010] comme forme prédominante du cristal. Sa morphologie est cohérente avec des structures de croissances internes déterminées au microscope en immersion.
Quelques échantillons contiennent des inclusions minérales d'apatite, de feldspath et de calcite. Les principaux éléments traces qui causent la couleur sont le vanadium (Tunduru, Ilakaka) ou une combinaison de vanadium et de chrome (Sri Lanka, Myanmar). Le fer est présent dans les échantillons de Tunduru, Ilakaka et Sri Lanka mais pas du Myanmar. D'autres éléments traces comme le gallium et l'étain ont été détectés dans la plupart des échantillons naturels et absents dans les synthétiques.

Les spectres UV-vis montrent une superposition des bandes d'absorption du chrome trivalent et du vanadium trivalent ainsi que des bandes moins importantes du fer trivalent. Selon les proportions de Cr / V, le maxima de la bande d'absorption ν1 se situe vers le rouge-orange (≈ 607nm) pour les chrysobéryls sans changement de couleur et contenant pas de chrome ou presque et vers le orange (≈ 589nm) pour l'échantillon contenant le plus de chrome (0.24 wt.% Cr2O3). En comparaison, l'alexandrite, chrysobéryl chromifère à changement de couleur, montre un maxima de la bande d'absorption dans le vert-jaune (≈576-573nm). Les caractéristiques du chrysobéryl vanadifère naturel sont comparées à leurs homologues synthétiques de Kyocera ainsi qu'à des échantillons fabriqués en Russie par méthode de croissance horizontale en zone flottante dite HOC. Une distinction entre les échantillons naturels et synthétiques est possible en évaluant et combinant leurs caractéristiques chimiques, spectroscopiques et microscopiques.


jeudi 25 septembre 2014

Un article, juste un.

Septembre ne fera l'objet que d'un article, juste un. Un article pour un article, un article pour si peu, mais un article quand même. Une article pour ne dire que gemmes. Gemmes de rêves, rêves de Sand, rêve d'intrigues, gemmes de passions, gemmes fabuleuses, capricieuses, éphémères. Une étincelle dans la nuit, comme cet article, qui ne fait que passer, sans tapage, sans rien dans les poches. 

jeudi 7 août 2014

Notes sur l'origine du Jaspe de Biggs par B.M.Shaub (Traduction) Part 3

L'article se finit par un paragraphe intéressant sur les autres roches présentes dans les sédiments contenants le fameux jaspe.

"Quelques autres roches présentent dans la série sédimentaire :

Deux autres sortes de roches sont présents dans les sections sédimentaires contenant le jaspe.

La plus commune est une couche d'argile blanche présente vers le haut de la strate ou en dessous du basalte primaire. Cette roche, quand elle est propre, est extrêmement blanche et compacte. Elle casse de manière sub-conchoïdale. Les amorces de fractures le long de la masse rocheuse a permit l'intrusion de limonite présent dans des solutions. Ces solutions ont coloré l'argile le long des fractures et ont pénétré l'argile légèrement dans les crevasses. Ces roches propres ont un poids spécifique de 1.92, qui est proche de la montmorillonite. Cette roche est localement connue sous le nom de "wascoïte", provenant du nom d'un village avoisinant. Cette couche d'argile est l'une des dernières phases sédimentaires à s'être déposées. Elle est indubitablement le produit de débris volcaniques qui exigent une période considérable d'érosion avant que l'argile ne soit libérée en quantité suffisante pour donner un horizon défini dans les sédiments, alors qu'un même type d'argile a été ajouté en moindre quantité sur l'ensemble des phases sédimentaires.

Une autre roche, résultant de la libération de la silice colloïdale durant la décomposition de débris volcaniques, est un chert gris foncé translucide sur des épaisseurs pouvant dépasser le centimètre. En lumière transmise, il apparaît d'un brun profond tirant sur le rouge. Sa densité est de 2,54, ce qui est proche de la calcédoine. Ce matériel présente un excellent poli. Il se présente sous la forme de sphères et de stries dans l'argile. Les différences des propriétés physiques colloïdales de ces deux substances ont été rendues possible par l'action de l'eau en mouvement qui a séparé et déposé en matériel quasi pur.

Un autre type de roche apparaît en proche association avec le jaspe de Biggs en quantité apparemment limitée. Il consiste en nodules bleu-gris ou très sombre de 15 à 20 cm pour les dimensions les plus importantes. Les nodules peuvent montrer des bandes colloformes dans certaines sections indiquant une origine colloïdale avant consolidation. Ce type de roche, issu de petites quantités récupérées pour étude, semblent avoir été affectées par des changements hydrothermaux avec des structures qui se recoupent fortement et en contact avec le jaspe. Le processus hydrothermal n'a pas pénétré à l'intérieur de ces nodules. Il est nécessaire d'avoir plus de matériel à étudier montrant des caractéristiques essentielles pour déduire formellement l'origine et l'histoire de cette roche durant la période d'altération. Cette roche à motifs gris clair tirant sur le bleu s'intègre parfaitement dans le jaspe et contribué à en augmenter la valeur. Cette matière présente parfois de petites cavités contenant de l'argile, de la calcédoine et des bandes de quartz cristallisé. Très peu de pièces ont montré des fractures à l'endroit et après la formation du jaspe qui s'est suffisamment solidifié pour pouvoir casser. En revanche des fractures sont présents dans l'encaissant constitué de basalte autour du jaspe.

Utilisation du jaspe de Biggs :

La qualité supérieure de ce jaspe avec ses nuances brunes et ambrées en fait l'une des pierres siliceuses plus convoitées. Le jaspe de Biggs est entré dans le monde des minéraux et de la joaillerie dans de nombreuses catégories. En tant que roche à motif, beaucoup de blocs ont été taillés et polis pour montrer des paysages sous un ciel apparent de manière très réaliste. Les collectionneurs de minéraux sont intrigués pour cette roche aux nombreuses courbes gracieuses composées de lignes superposées et contorsionnées de limonite qui varient continuellement en taille, en largeur, en forme et en orientation, s'ajoutent des touffes dentritiques de manganèse et un design marbré sur de larges surfaces polies."

samedi 26 juillet 2014

Notes sur l'origine du Jaspe de Biggs par B.M.Shaub (Traduction) Part 2

On arrive aux choses sérieuses, Schaub nous donne sa théorie sur l'origine de jaspe de Biggs :

"Notre objectif se limite principalement à donner une origine détaillée du jaspe de Biggs. Comment ce matériel a-t-il pu se développer à partir de boues de ruisseaux à la vie relativement courte pour ensuite évoluer sur un terrain basaltique à la surface très irrégulière?
La matière première provenant des roches ignées a été altérée dans un premier temps. Ensuite, ces matières plastiques ont donné de la silice sous forme colloïdale, de l'argile et du fer pour être enfin déposées dans des basins sédimentaires provenant de cours d'eau. L'énergie requise pour transformer ces sédiments en jaspe provient de la chaleur des épaisses couches de lave chaude ainsi que de la pression qui résulte de la superposition des coulées successives. Les volumes de boue engloutie saturée d'eau sont rapidement devenues des poches à haute activité thermale avec des fuites de vapeur d'eau à haute température. Cette activité provoque des variations de pression causant des mouvements dans les sédiments colloïdaux. Une recherche sur les roches trouvées sur site a révélé, parmi les chutes de pierres taillées, que certaines étaient composées de très fines lamines avec des bandes de couleur brune à gris bleu à grains très fins. La lamination montre l'existence de courtes fluctuations durant le dépôt. Les fines strates, de moins d'un millimètre d'épaisseur, peuvent être droites et parallèles sur une courte distance ou pouvant être légèrement courbées, ce qui indique la possible instabilité du milieu. La variation de pression est probablement due à la superposition des couches de lave. De mini-fractures ont pu se produire après que le matériel se soit solidifié. Les rares spécimens qui ont finalement atteints le lapidaire pour être taillés et polis montrent comment se sont déroulés les différents changements hydrothermaux. En effet, la clé de la réaction résulte d'une activité hydrothermale allant à la rencontre de ces roches laminées où l'altération se termine jusqu'à une roche inaltérée.

Fig. 1 : Un excellent exemple illustrant l'avancée de la réaction hydrothermale dans le sédiment à laminations.
 (désolé pour la qualité de la photo, je cherche toujours un original de l'article) 

Comme le montre la figure 1, la progression de l'altération se fait telle une onde frontale. La réaction déplace le fer de la matière zébrée et la dépose en bandes entrelacées de limonite dans la matière issu de la roche originale qui a le plus été remaniée après la réaction. Les changements de ces changements hydrothermaux varient largement en apparence.

Suivant ces changements hydrothermaux, la roche altérée, dans de nombreux cas, était très plastique, et les changements de pression ont produit de considérables mouvements internes. De tels mouvements ont été caractérisés par de nombreux petits renflements proches et adjacents entre eux où la matière colloïdale et plastique a subit des changements de pression par l'échappement local de vapeur à haute température. De telles variations de pression ont produit des rosaces, des paysages et des marbrures.

La réaction semble clairement être l'effet produit par un corps en fusion rencontrant un corps froid saturé en eau et composé de dépôts colloïdaux. La chaleur a induit des changements physiques et chimiques dans la silice colloïdale associée à des sédiments riches en fer. La réaction continue jusqu'à ce que la chaleur contenue dans le magma se dissipe, laissant un contact visible entre la roche altérée et la roche inaltérée. In some specimens one notes that the limonite has gathered into many small scattered blobs (Figure 2). These seem to cut across the irregular, wavy, interwinning limonite lines rather than the stringers acting as feeders to the limonites blobs. One cannot say that the blobs were the source of the limonite in the stringers. There is no definite evidence for any movement of limonite in either direction, although the limonite has collected in masses from somewhere within the system by plastic flow.

Figure 2 : Dans certaines zones, les produits d'altération de la  limonite produisent des taches irrégulières dans le jaspe. (Même remarque que pour la figure 1 pour la qualité de l'image).

Les laminations ont, d'une certaines façons, été retenues dans la roche altérée, les changements hydrothermaux ont provoqué une limonisation des sédiments bleu à brun tout en séparant de manière approfondie le fer qu'il contient. Ce type de changement hydrothermal n'est pas commun. L'action a converti le fer contenu dans les sédiments à laminations en limonite à  lignes de goethite. Le processus d'altération a produit un dépôt rythmé de couches très irrégulières dans la masse de roche altérée. Les lignes entrelacées peuvent suivre les laminations ou les couper.

Ce sont les multiples configurations des lignes irrégulières de limonite siliceux sur fond brun qui donnent à ce jaspe son unique particularité esthétique et qui donne tant de plaisir aux collectionneurs.



lundi 14 juillet 2014

Notes sur l'origine du Jaspe de Biggs par B.M.Shaub (Traduction) Part 1

Ecrire un article sur le jaspe de Biggs n'est pas aisé car il existe très peu d'articles scientifiques à ce sujet, en tout cas à ma connaissance. Heureusement, un ami gemmologue, Boris Chauviré (merci à lui), tombe sur un article intitulé : Notes on the Origin of the Biggs Jasper, par B.M. Shaub et me l'envoie.
Voici la traduction (parfois approximative) de cet article précieux au même titre que son sujet :

"Le premier Jaspe de Biggs découvert au Sud de Biggs Junction, Oregon, est indubitablement l'un des plus originaux de tous les jaspes, bien qu'il n'ait pas les couleurs vives de certains autres jaspes populaires.
Son design caractéristique est totalement unique dans le monde des roches siliceuses à paysage. De part sa composition riche en silice, il donne un bon finish lors du polissage. Par conséquent, cette pierre a toutes les qualités d'une gemme dans une large gamme de joaillerie ainsi que pour des pièces ornementales.
L'origine sédimentaire inhabituelle de cette roche semble restreindre, dans la plupart des cas, l'environnement de formation à de petits cours d'eau comme des ruisseaux ou des retenues d'eau comme des lacs, des étangs ou des marais.
Il est difficile et onéreux d'entreprendre des campagnes de prospection de par la présence de roches dures qu'il faut extraire pour atteindre les fines couches de jaspes.
(En 1978), le jaspe de Biggs est l'une des plus récentes découvertes de roches à paysage de qualité gemme. La première découverte de cette pierre opaque fut en 1960. Sa popularité est entièrement due aux particularités complexes et esthétiques que contient le jaspe de Biggs. Il est composé de nombreuses lignes brun foncé contenues dans une matrice au brun plus clair qui tend vers le brun fauve (un brun tirant sur le rouge). On remarque également la présence de petites dendrites noires manganésifères.
Comme de fréquents cas de découvertes, il y a une période considérable entre le moment de la découverte du premier spécimen et le moment où celui-ci devienne suffisamment connu pour créer une demande substantielle.
Il apparaît que le premier exemplaire de jaspe fut trouvé en 1960 dans le lit d'un ruisseau, probablement tombé d'un affleurement se situant plus en amont pour être ensuite transporté plus bas par le courant d'eau sur une certaine distance.
Durant le milieu des années 60, d'autres sites ont été découverts. Probablement la plus importante des premières découvertes fut celle qui se passa lors de la déviation partielle de la route US 97 au début de l'année 1966. Cette portion de route a été détruite par les eaux à la fin de 1965 lors de crues qui ont traversées un canyon au sud de Biggs Junction, Oregon. Durant les travaux de reconstruction de la route, le charriage des roches a mis à jour un nouveau lieu de découverte d'un jaspe de bonne qualité. Les ouvriers qui travaillaient sur la route 97 recoltèrent une bonne partie de ces jaspes qu'ils négociaient ensuite à des magasins de minéraux. L'attraction pour la taille et le polissage de ces pierres a vite apporté son lot de collectionneurs / chercheurs de roches (Rockhounders) dans les environs. Les amateurs de gemmes et lapidaires se sont vite mis à la recherche de quantités significatives de cette roche attractive et inhabituelle. Les stries brunes filiformes et anastomosées sur cette matrice siliceuse au couleur plus légère rendaient tout le monde heureux.
La popularité immédiate pour cette pierre ornementale atypique et intéressante et le fait qu'elle soit associée à une gemme à part entière a poussé Fred Dormier à prospecter la roche aux environs de sa propriété. Il créa un atelier de lapidaire à Wasco, Oregon, pour fabriquer des pièces taillées et vendre de la matière brute.

Un exemple de jaspe "old Biggs" montrant d'épais tourbillons de limonite. Photo en noir et blanc.


Lieu de découverte du jaspe de Biggs :
Le jaspe de Biggs occupe une position stratigraphique plutôt inhabituelle. Dans le site principal, il est pris en sandwich entre deux coulées de lave successives. Des basaltes similaires provenant de ces coulées de laves recouvrent une vaste surface que sont aujourd'hui l'Oregon, l'état de Washington et l'Idaho. Chaque coulée est espacée sur un intervalle de temps très variable, parfois de plusieurs milliers d'années. Ces périodes furent suffisamment longues pour le développement d'un écosystème favorable à l'existence d'espèces animales et végétales qui habitaient principalement des zones proches de points ou cours d'eau nouvellement formés. Des fossiles de poissons, trouvés dans les sédiments avec le jaspe, montre que cet environnement pouvait accueillir de la vie aussi bien animale que végétale. Un tel établissement de la vie le long de ces nouveaux cours d'eau ont été probablement détruits par des coulées successives de lave basaltique pour être de nouveau reconstituer un bon nombre de fois après ces éruptions.
La cendre éjectée des volcans et distribuée sur une grande surface s'est lentement décomposée en argiles, dont une partie a été transportée par les eaux de pluie et portée par des courants où elle s'est ensuite déposée dans des bassins de décantation tels que des lacs, des étangs ou des endroits où les courant était moins fort. Ces argiles se sont aussi déposés dans des fractures verticales et autres ouvertures dans la lave solidifiée. Les trois composés qui résultent de la décomposition des roches ignées sont des formes colloïdales de silice, de l'argile et du fer regroupés avec des quantités de minéraux altérés toujours en présence de roche ignée.
Le jaspe de Biggs s'est formé entre deux périodes de coulée de lave correspondant à une période plus calme. D'autres roches se sont également développées durant ces périodes. Dans cette vaste étendue de basalte, on trouve dans des sédiments de faible granulométrie des matériaux plus grossiers provenant de chutes d'eau, de cours d'eau puissants ou rincé sur de la glace ou porté par de la glace flottante.
En ce qui concerne le jaspe de Biggs, on se focalisera sur le développement et la transformation des sédiments déposés par des courants à la surface d'anciennes coulées basaltiques. Ces sédiments ont ensuite été recouverts par une épaisse couche de basalte en fusion. Nous avons ainsi affaire, d'un point de vue paléontologique, à une couche de sédiment provenant d'un ancien ruisseau avec son écosystème intercalée entre deux couches de basalte solide espacées de plusieurs millions d'années. Ces coulées de lave sont des plus efficaces pour détruire toute forme de vie organique. Par conséquent, la seule trace de vie animale se trouve dans les sédiments sous forme de fossiles. Un examen approfondi de ces roches peuvent révéler des éléments organiques ainsi que des fossiles de poissons ce qui ajouterait à la connaissance de ces écosystèmes durant les périodes entre les coulées de laves."

mercredi 2 juillet 2014

Sainte Marie aux Mines 2014

Un des nombreux avantages lorsque l'on habite en Alsace, c'est de se trouver à proximité de l'un des plus grands et intéressants salons en gemmes et minéraux d'Europe: l'Euromineral de Sainte-Marie aux Mines, petite commune du Haut-Rhin sur les hauteurs des Vosges. Après avoir trouvé laborieusement sa place de parking et payer le droit d'entrée de 9 Euros pour la journée, le salon se laisse visiter pour le plus grand bonheur du chaland. Comme chaque année, il y a foule à SMAM malgré la pluie venue elle aussi en masse. La ville de Sainte Marie se met à nu, ouvrant sa piscine, son école, son lycée, son théâtre pour le négoce et le savoir des gemmes et des minéraux. Point de chichi ici, mais de la qualité et de la convivialité, des négociants et des scientifiques du monde entier venus exposer et partager leur connaissance et leur savoir faire. Il y a aussi de la place pour les fans de lithothérapie dont je ne suis pas particulièrement adepte, j'ai tout de même acheté une labradorite connue pour ses vertus "purificatrices", on ne sait jamais...

http://www.sainte-marie-mineral.com/fr/


En famille, on peut parcourir le salon en toute décontraction, beaucoup d'exposants jouent le jeu en proposant de la marchandise peu chère avec brucelles à disposition ce qui permet de faire son choix à loisir. Mon fils de cinq ans a pu ainsi choisir ses premiers spinelles pour quelques euros. J'ai pour ma part acheté, pour 10 malheureux euros, un kilogramme de gros cristaux de calcite avec lesquels j'ai pu enseigner à mon fils le doublage et le clivage en sirotant tranquillement une bière fraîche, alsacienne évidemment.

Autre moment fort, l'exposition consacré au Cu2+ avec des azurites, les malachites, des cuprites en veux tu en voilà, magnifique et très instructif.

Logo_Cu2+_300dpiRVB

Photos  par http://nhminsci.blogspot.fr/ ci-dessous
Sainte-Marie Show 2015: Special Copper Exhibit

une phrase de conclusion? à l'année prochaine !



mardi 15 avril 2014

Tucson 2014 : Dernier jour (Photos non gemmologiques).

Le séjour s'achève. Tucson est une ville où je commence à avoir mes habitudes. Avec ce deuxième salon, j'ai une vision assez précise de son étendue, même si je n'en ai pas encore fait complètement le tour. Il y a de bonnes affaires à faire, pour que le voyage soit rentable pour le négociant, il faut acheter car difficile de ne pas trouver ce que l'on cherche ici.

Dernier jour, visite de quelques "my favorites things in Tucson" en photo :

2501 E 6th St
Tucson, AZ 85716 http://bobdobbs.net/

The World Famous Bob Burger
8 oz. Cheddar cheese burger seasoned with garlic, Worcestershire and Soy sauces.

NB : j'ai rogné la photo pour cacher ma voracité proche de l'indécence.

Skier en Arizona, c'est possible.

Mt Lemmon, oui, de la neige à Tucson (enfin à une trentaine de km).

Sur la route du Mont Lemmon...
 


Dernier coucher de soleil du séjour au retour du Mont Lemmon :


 
Tucson en arrière plan (petites maisons blanches).
 
 

Et hop, un dernier plaisir (http://www.kontikitucson.com/)...

Rien de mieux que de finir le séjour par un bon maï-taï...

Sous la paillote de Kon Tiki, faut que je m'achète une de ces machines à glace...